Analogie

Aus Daimon

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In Mallarmés Prosagedicht "Le démon de l'analogie" (Der Dämon der Analogie) von 1874 wird der Erzähler nach Verlassen der Wohnung von einem Satz wie von einem Geist verfolgt. Die Wörter infizieren ihn virusartig und zwingen ihn zur Wiederholung. Vergleichbar einem Refrain oder einem Ohrwurm singt eine unheimliche Stimme die Worte "La Pénultième est morte" (Penultima ist tot), die ein autonomes Eigenleben gewinnen: "Der Satz, der vom Tod spricht, entfaltet ein überraschendes Eigenleben, und trotzt auch den kleinen Konzessionen, durch die ihn der Erzähler zu besänftigen sucht. Weit entfernt davon, auf diese Weise die ungerufenen Geister loszuwerden, muss dieser nämlich feststellen, dass sie sich längst der Wirklichkeit bemächtigt haben. Plötzlich findet er sich vor dem Geschäft eines Instrumentenmachers wieder, in dem seine Vorstellungen leibhafte Gestalt angenommen haben. An den Wänden hängen alte Instrumente, und auf dem Boden muss er neben einigen vergilbten Palmzweigen auch ein paar Vogelflügel entdecken."[1] Sprache will bei Mallarmé nicht alleine bedeuten und bestimmte Botschaften erzählen, sondern vielmehr von ihrer eigenen medialen Konstituiertheit berichten. Der Dämon tritt bei daher nicht als Transzendenzversprechen, stattdessen als modernistisches Immanenzphänomen auf. Auf der Suche nach der reinen Dichtung (poésie pure) implodiert der Raum zwischen Signifikant und Signifikat. Sprache wird zum Material und zum Objekt der Kunst, das sich aber immer auch zum autonomen Subjekt wandeln kann, selbst zum Sprechen gebracht wird und eine eigene Logik vermittelt. In Crise de Vers spricht Mallarmé davon, dass der Sprache eine eigene Handlungsmacht zukommt und der Dichter verschwinden müsse, um "den Worten die Initiative zu überlassen".[2] Analogie heißt bei Mallarmé vor allem auch Übersetzung und Transformation: aus dem Unbewussten in die Sprache, von Sprache in Musik, von einem Medium in ein anderes. Obgleich er alles Zufällige und Beliebige in der Literatur zu vermeiden suchte und idiosynkratisch gegen die neuen Medien seiner Zeit war, vermag es gerade seine Thematisierung von Analogie und Übersetzung einerseits dem Zufall als poetischen Dämon eine Stimme zu verleihen und andererseits die Bedingungen von Literatur im Kontext von Medienkultur zu reflektieren. Diese Aspekte ließen ihn zu einem wichtigen Wegbereiter der Moderne werden, der er über die Vermittlung von Künstlern wie Marcel Broodthaers bis heute geblieben ist.


Einzelnachweise

  1. Michael Pauen, "Der Dämon der Analogie. Stéphane Mallarmé und die Lehre vom Ähnlichen", in: Gerald Funk, Gert Mattenklott und ders. (Hg.): Ästhetik des Ähnlichen. Zur Poetik und Kunstphilosophie der Moderne, Frankfurt a. Main 2001, S. 95.
  2. Stéphane Mallarmé, "Crise de Vers", in: Euvre complètes, hg. v. Henri Motor und G. Jean Aubry, Paris 1945, S. 366.



Stéphane Mallarmé, 1874


LE DÉMON DE L'ANALOGIE



Des paroles inconnues chantèrent-elles sur vos lèvres, lambeaux maudits d'une phrase absurde?

   

Je sortis de mon appartement avec la sensation propre d'une aile glissant sur les cordes d'une instrument, traînante et légère, que remplaça une voix prononçant les mots sur un ton descendant: «La Pénultième est morte», de façon que

                                   

La Pénultième



finit le vers et

                                   

Est morte

se détacha de la suspension fatidique plus inutilement en le vide de signification. Je fis des pas dans la rue et reconnus en le son nul la corde tendue de l'instrument de musique, qui était oublié et que le glorieux Souvenir certainement venait de visiter de son aile ou d'une palme et, le doigt sur l'artifice du mystère, je souris et implorai de vœux intellectuels une spéculation différente. La phrase revint, virtuelle, dégagée d'une chute antérieure de plume ou de rameau, dorénavant à travers la voix entendue, jusqu'à ce qu'enfin elle s'articula seule, vivant de sa personnalité. J'allais (ne me contentant plus d'une perception) la lisant en fin de vers, et, une fois, comme un essai, l'adaptant à mon parler; bientôt la prononçant avec un silence après "Pénultième" dans lequel le trouvais une pénible jouissance : "La Pénultième" puis la corde de l'instrument, si tendue en l'oubli sur le son nul, cassait sans doute et j'ajoutais en manière d'oraison : "Est morte." Je ne discontinuai pas de tenter une retour à des pensées de prédilection, alléguant, pour me calmer, que, certes, pénultième est le terme du lexique qui signifie l'avant-dernière syllabe des vocables, et son apparition, le reste mal abjuré d'un labeur de linguistique par lequel quotidiennement sanglote de s'interrompre ma noble faculté poétique la sonorité même et l'air de mensonge assumé par la hâte de la facile affirmation étaient une cause de tourment. Harcelé, je résolus de laisser les mots de triste nature errer eux mêmes sur ma bouche, et j'allai murmurant avec l'intonation susceptible de condoléance : "La Pénultième est morte, elle est morte, bien morte, la désespérée Pénultième", croyant par là satisfaire l'inquiétude, et non sans le secret espoir de l'ensevelir en l'amplification de la psalmodie quand, effroi! - d'une magie aisément déductible et nerveuse - je sentis que j'avais, ma main réfléchie par un vitrage de boutique y faisant le geste d'une caresse qui descend sur quelque chose, la voix même (la première, qui indubitablement avait été l'unique).

   

Mais où s'installe l'irrécusable intervention du surnaturel, et le commencement de l'angoisse sous laquelle agonise mon esprit naguère seigneur c'est quand je vis, levant les yeux, dans la rue des antiquaires instinctivement suivie, que j'étais devant la boutique d'un luthier vendeur de vieux instruments pendus au mur, et, à terre, des palmes jaunes et les ailes enfouies en l'ombre, d'oiseaux anciens. Je m'enfuis, bizarre, personne condamnée à porter probablement le deuil de l'inexplicable Pénultième.